Journée du 30 septembre...


Levé à 07 h 00. Nous prenons l'autorail, le 93-51 en occurrence, pour Fauske sur la ligne de Trondheim. Pour rejoindre Narvik, nous empruntons un bus. A l'image du rail, la route a beaucoup de mal à se faufiler entres fjords et montagnes. Durant les quelques heures de trajet, nous avons droit à un beau spectacle, avec une multitude de tunnels, de ponts parfois suspendus, et même un passage en ferry…

Après tous ces kilomètres de bitumes avalés, Narvik pointe le bout de sa cité. Nous longeons les installations portuaires et l'important terminal minéralier où le fer suédois est chargé dans d'imposant cargos avant de prendre le large. En amont de ce site, nous trouvons les équipements de déchargements des wagons et un important faisceau où sont garées les rames vides ou pleines, mais aussi le matériel hors d'usage, le tout formant un triangle. Malheureusement, le grillage et tout simplement la triste météo ne permettent pas de photographier dans de bonnes conditions. Nous essayons quand même la rame voyageurs (pour Stockholm) en gare… Partout sur les voies traînent des boulettes sombres ; en effet, le minerai, une fois extrait, est concassé en petites billes grandes comme des crottes de lapin.

Nous sommes installés au " Spor 1 " ce qui signifie voie 1. C'est un établissement similaire aux auberges de jeunesse avec même un pub à ses côtés, le tout situé à une des pointes du triangle ferroviaire. La réception est située dans le pub décoré avec pas mal de reliques provenant du matériel roulant du LKAB. Nous discutons un moment avec le propriétaire des lieux qui s'avère être un ancien cheminot ayant travaillé une dizaine d'année auparavant à la compagnie ferroviaire minière. Voilà donc l'explication de tout ce quasi musée.

Nous prenons le repas au réfectoire où pas mal de jeunes - certainement des étudiants - ont pris également place. Nous rejoignons le pub où se tient une assemblée générale d'une association culturelle. Les établissements débitant de boissons étant tous non-fumeurs, c'est donc dehors que je me roule une Amsterdamer. Tout en la fumant, nous pouvons observer l'arrivée à un rythme relativement soutenu des lourdes rames de minerai tirées par les machines triple à bielles Dm3 ou les modernes IORE comptant parmi les machines les plus puissantes au monde. Une fois arrivées, les locomotives font " l'impasse " de leurs rames, puis les poussent lentement vers l'installation de déchargement, le tout dans un ballet bien réglé.

 

 

Villes

Arrivée

Départ

Train n°

Km

Observations

Bodø

-

7h48

470

55

-

Fauske

8h28

9h15

Car

-

-

Narvik

14h20

-

-

-

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